Galerie Houg

FilmPorno_MossetFilmstill de Ghostrider
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Galerie Houg
22 rue Saint Claude, 75003 Paris.
Tel : 01 42 78 91 71
www.galeriehoug.com
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Dans le cadre de l’exposition: Le petit A de O
du 19 Mars au 23 Avril 2016.

Avec les artistes : Nicolas CHARDON, Ivan FAYARD, Amy GRANAT, Olivier MOSSET, Camila OLIVEIRA FAIRCLOUGH, Hugo PERNET et Emmanuel VAN DER MEULEN.

Le petit A de O, proposition de Marie de Brugerolle, commissaire invitée, réunit sept artistes et une vingtaine d’œuvres autour d’un tableau A d’Olivier Mosset. Pour la plupart inédites, les pièces de Nicolas Chardon, Ivan Fayard, Camila Oliveira Fairclough, Amy Granat, Hugo Pernet, Emmanuel Van der Meulen convoquent l’art non représentationnel, l’abstraction trouvée, le monochromaniaque, l’impertinence et la marge, mais avant tout la volonté manifeste de peindre et de voir de la peinture. C’est aussi la tension de la lisibilité et de la visibilité, de la toile et de l’écran qui sera en jeu ici. Tous les artistes de l’exposition ont un lien avec le A de O, avec l’œuvre d’Olivier Mosset. Directement ou indirectement, leurs travaux résonnent avec le sien, sans aucune volonté d’hommage ou désir de faire école, mais des échos surgissent entre les pièces. C’est à partir de ce petit tableau A «perdu», au sens où durant des années sa localisation n’était pas connue, et de sa trouvaille par le galeriste Olivier Houg, que l’idée d’une nouvelle rencontre s’est imposée. Celle de ce A perdu/trouvé et d’œuvres d’artistes qui, de près ou de loin, ont des choses en commun avec le travail d’Olivier Mosset. (….) »
Extrait de Le Petit A de O écrit par Marie de Brugerolle, 2016.

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Deux vidéos seront mises à l’honneur durant le Sunday’s Screening #14 :

Olivier MOSSET
Film porno, 1968
Super-8 transféré en vidéo, 3 min.
Courtoisie de l’artiste & de bdv (bureau des vidéos), Paris.

«Pour comprendre ce que ce Film porno est ou n’est pas — ni du cinéma, encore moins de la pornographie — il faudrait revenir sur ces années révolutionnaires où le geste d’écrire, de peindre ou de filmer n’était pas distinct d’une logique de vie, de création, de libération. Revenir à ce temps où les deux acteurs de ce film super 8 aussi court que muet, Pierre Clémenti et Caroline de Bendern, n’étaient pas encore tout à fait des icônes d’une révolution culturelle en marche mais simplement les deux enfants naturels de Marx et de Coca-Cola. Ce film n’a pas vraiment de statut, il ne rentre pas dans le corpus spécifique de l’œuvre picturale d’Olivier Mosset, il ne figure pas non plus dans la filmographie aujourd’hui historicisée du groupe Zanzibar (créé un soir de mai 1968), il se raccroche plus sûrement au processus de prise photographique de Mosset, production aléatoire émancipée du sujet et de la représentation. « Film porno » est juste une séquence extraite de l’histoire, un moment abstrait qui compose avec le réel, le hasard, le hors-champ du désir et qui garde sa seule dimension de film. Un film est un film ». SM


Amy GRANAT
Ghostrider, 2006
16 mm transféré en vidéo HD, N&B, muet, en boucle, 1 min 34 s.
Courtoisie de l’artiste.

Amy Granat produit des films sans faire de film, directement sur la pellicule, en la grattant, la «scratchant», en utilisant des solvants qui vont attaquer l’image, la surface enduite. Ancienne étudiante d’Aldofus Mekas, Amy Granat reçoit bien sûr l’influence du cinéma expérimental mais son travail relève de la peinture. Les lignes, zips, points, existent par la projection lumineuse. Que ce soit projetés au mur de manière à induire un rapport physique avec le spectateur, ou sur un écran plat, le film joue de l’idée d’une peinture en mouvement. Les effets digitaux ajoutés à « Ghostrider » ajoutent une marque ou un geste qui est une extension des actions sur la pellicule 16 mm.
Le titre, Ghostrider, évoque l’absence et la hantise, c’est aussi un clin d’œil avec le personnage de bande dessinée Ghostrider, un motard justicier, qui a vendu son âme à Mephistophélès. Mi fantôme, mi-homme, il est entre présence et disparition. Le déroulement de l’image qui semble dédoublé à partir d’un plis central, est similaire à certains effets de visière sur le casque de moto. Une forme de « test de Rorschach » en mouvement s’opère sur l’écran. »
Extrait du texte de Marie de Brugerolle, « Petit A de O », publié par la Galerie Houg à l’occasion de l’exposition.



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